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Après des discussions avec l'Iran, Washington appelle son personnel non essentiel à quitter Israël
information fournie par AFP 27/02/2026 à 13:02

Photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 26 février 2026 montrant des diplomates et membres de la délégation iranienne lors des pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis à Genève, en Suisse ( IRANIAN FOREIGN MINISTERY  / Handout )

Photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 26 février 2026 montrant des diplomates et membres de la délégation iranienne lors des pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis à Genève, en Suisse ( IRANIAN FOREIGN MINISTERY / Handout )

Les Etats-Unis ont recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël, sur fond de menaces américaines de frappes en Iran, faisant craindre un embrasement régional.

Cette annonce est intervenue au lendemain d'une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre l'Iran et les Etats-Unis, perçue comme l'une des dernières chances pour éviter une guerre, après le plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis des décennies.

Washington a notamment déployé deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, qui est attendu au large des côtes israéliennes après avoir quitté jeudi la Crète.

Alors que Téhéran avait mené en juin des frappes de représailles sur Israël lors de la guerre déclenchée par une attaque israélienne en Iran, l'ambassade américaine à Jérusalem a appelé les employés gouvernementaux "non essentiels" en poste en Israël à quitter le pays en raison "de risques pour leur sécurité".

Dans un avis aux voyageurs, l'ambassade a appelé ces employés à partir "tant que des vols commerciaux sont disponibles".

- "Evacuer dès que possible" -

Des Israéliens regardent en direction de la mer Méditerranée, dans l'attente de l'arrivée du porte-avions américain Gerald Ford, à Haïfa dans le nord d'Israël, le 27 février 2026 ( AFP / Jalaa MAREY )

Des Israéliens regardent en direction de la mer Méditerranée, dans l'attente de l'arrivée du porte-avions américain Gerald Ford, à Haïfa dans le nord d'Israël, le 27 février 2026 ( AFP / Jalaa MAREY )

Le New York Times a rapporté vendredi que l'ambassadeur américain auprès d'Israël, Mike Huckabee, avait envoyé un courriel au personnel de l'ambassade indiquant que ceux qui souhaitaient partir "devaient le faire AUJOURD'HUI".

Le vice-président américain JD Vance a voulu rassurer la communauté internationale jeudi en affirmant qu'il n'y avait "aucune chance" qu'une attaque contre l'Iran mène à une guerre prolongée dans la région, dans une interview au Washington Post.

Mais le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, s'est dit vendredi "extrêmement inquiet du risque d'escalade militaire régionale".

Et la Chine a conseillé à ses ressortissants actuellement en Iran d'évacuer "dès que possible".

Vendredi, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi avait appelé les Etats-Unis à éviter "toute exigence excessive" dans leurs discussions, atténuant l'optimisme affiché la veille à l'issue des pourparlers.

Une fresque antiaméricaine près de l'ancienne ambassade des Etats-Unis à Téhéran, le 26 février 2026 ( AFP / - )

Une fresque antiaméricaine près de l'ancienne ambassade des Etats-Unis à Téhéran, le 26 février 2026 ( AFP / - )

Le diplomate, qui mène les discussions pour Téhéran, n'a pas précisé à quelles demandes il faisait référence.

Les Etats-Unis insistent sur une interdiction totale d'enrichissement d'uranium par l'Iran, une "ligne rouge" pour Téhéran qui défend son droit au nucléaire civil.

L'administration Trump souhaite aussi que tout accord porte sur les missiles balistiques de l'Iran, perçus comme une menace existentielle par son allié israélien.

L'Iran refuse d'aborder cette question, ce qui pose "un très gros problème" selon le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.

Le président Trump avait accusé mardi l'Iran de disposer de "missiles qui peuvent menacer l'Europe" et les bases militaires américaines, et d'oeuvrer à en concevoir des plus puissants, capables "d'atteindre bientôt les Etats-Unis".

Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km, a dénoncé de "gros mensonges".

Oman avait fait état "de progrès significatifs" lors des discussions de jeudi.

Le porte-avions américain USS Gerald Ford à quai dans la baie de Souda, sur l'île grecque de Crète, en Méditerranée, le 24 février 2026 ( AFP / Costas METAXAKIS )

Le porte-avions américain USS Gerald Ford à quai dans la baie de Souda, sur l'île grecque de Crète, en Méditerranée, le 24 février 2026 ( AFP / Costas METAXAKIS )

Et M. Araghchi avait également parlé "de très bons progrès", disant que les deux parties avaient abordé "très sérieusement les éléments d'un accord, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des sanctions" américaines qui pèsent sur l'Iran.

Selon lui, une prochaine session se tiendra "très bientôt, peut-être dans moins d'une semaine".

- Reprise prochaine des discussions ? -

Des discussions "entre équipes techniques" auront lieu au préalable lundi à Vienne en Autriche, avec "l'aide d'experts" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis n'ont pas confirmé ces prochaines discussions.

Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de "10 à 15 jours" pour décider si un accord était possible ou s'il allait recourir à la force.

Washington veut empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, une crainte des Occidentaux alimentant de longue date les tensions avec la République islamique qui dément nourrir de telles ambitions.

Carte montrant la portée des principaux missiles balistiques de moyenne portée iraniens et la localisation des principales bases américaines et infrastructures abritant du personnel américain au Moyen-Orient. Les portées sont indicatives car elles varient en fonction du poids de la charge ( AFP / Sylvie HUSSON )

Carte montrant la portée des principaux missiles balistiques de moyenne portée iraniens et la localisation des principales bases américaines et infrastructures abritant du personnel américain au Moyen-Orient. Les portées sont indicatives car elles varient en fonction du poids de la charge ( AFP / Sylvie HUSSON )

De précédents pourparlers avaient été interrompus par la guerre de douze jours en juin à laquelle Washington s'était brièvement joint.

Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang, en janvier, d'un vaste mouvement de contestation d'Iraniens auxquels Donald Trump avait promis de venir "en aide".

De nouveaux rassemblements ont eu lieu ces derniers jours dans des universités.

5 commentaires

  • 13:20

    TACO qui avait un bon accord négocié par … Obama (Démocrate) a tout cassé. ses électeurs attendent de lui un nouvel accord … qui sera calamiteux et bien moins bon que le précédent. une fois de plus Taco donne la pleine mesure de son indigence.


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